Stéphane Manet

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Nom : Stéphane Manet
Date d'enregistrement : 30 juillet 2013

Biographie

Animateur multimédia au centre socioculturel le Relais 59. Mon site personnel Mon profil RECO

Billets récents

  1. Un professeur de Stanford met gratuitement en ligne tous ses cours sur la photo — 15 septembre 2016
  2. Courrier électronique — 16 janvier 2015
  3. Texas Instrument Emulator — 29 septembre 2014
  4. Tilem — 22 septembre 2014
  5. Thalès, tutoriel du théorème sur GeoGebra — 15 septembre 2014

Articles de cet auteur

Lien

Marc Levoy, professeur d’infographie, de photographie numérique et de sciences de l’art à l’université de Stanford, supervise également – comme ingénieur – plusieurs projets au sein de Google, notamment le fameux projet Google Glass : la création d’une paire de lunettes avec une réalité augmentée.

Ses cours couvrent à peu près l’intégralité de la matière, en commençant par les fondamentaux pour les rendre accessibles à tous, jusqu’aux aspects les plus ardus.

Son site internet : Lectures on Digital Photography.

Vous trouverez également tout ses cours sur sa chaine Youtube.

Et merci à Michel LE GRETHANC qui a partagé cette information le premier sur profession-spectacle.com.

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Jan 16

Courrier électronique

courrier-electronique-ytknickBien qu’on ne s’en rende plus compte, le courrier électronique est présent partout, dans nos démarches administratives ou nos modes de communication. Il est inévitable ou vivement conseillé pour un certains nombres de domaines, emploi ou autre. Notre initiation aux courriers électroniques s’agence sur deux niveaux.

Mise en place

Public visé : fracturés numériques, demandeurs d’emploi, seniors – avec les prérequis : clavier/souris et dossiers/fichiers (possibilité de rappels au niveau 1 et en atelier informatique et emploi). Un maximum de 8 participants est attendu (4 à 6 en moyenne), l’atelier se déroule en salle et il est toujours gratuit. Il s’articule systématiquement sur une périodicité hebdomadaire. Aucune démarche juridique, de coopération ou liée au financement particulière n’est à prévoir au-delà des démarches habituelles.

Aspect technique : Prévoir simplement un accès internet et un ordinateur par participant, une distribution Linux est recommandée. En niveau 1, anticiper la création des adresses e-mail yahoo (voir ci-dessous) se préparer à l’interface et prévoir des alternatives (est-ce qu’un apprenant a déjà une adresse yahoo ? est-ce que l’apprenant veut créer une adresse e-mail factice ? est-ce qu’un apprenant veut apprendre l’utilisation de sa boite e-mail spécifique (live, gmail) et ne s’intéresse pas au reste ?). En niveau 2, prévoir Thunderbird installé sur toutes les machines, créer des adresses factices (apprenant1@mastructure.org) et les retirer de thunderbird le cas échéant pour les réinstaller avec l’apprenant.

Courrier électronique de niveau 1

Je commence généralement ce cours en faisant un point sur les différentes adresses e-mails des gens. Lesquelles (yahoo.fr, gmail.com, laposte.net etc.) ? combien (rarement plus d’une parfois pas du tout) ? Pour quel usage (contact ou inscription) ? Après avoir expliqué la structure d’une adresse mail (avec éventuellement une parenthèse culturelle sur l’origine du « @ »), je fais un tour des différentes boites mail existantes.

  • laposte.net et les boites microsoft (live, hotmail, outlook.com, msn etc.) : manque de fiabilité et/ou failles de sécurité etc.
  • voila.fr : rajoute des publicités en-dessous des signatures (même moteur que laposte.net)
  • gmail.com : très bonnes boites mails, mais interface trop compliquée pour les néophytes
  • yahoo.fr : fiable, interface simple et assez standard, gros visuels etc.

Et j’invite donc les gens à se créer une boite mail yahoo dans la foulée pour les raisons évoquées. Après avoir créé le compte mail (sans préciser le numéro de mobile ! ce champ est optionnel) nous abordons les principes de base de l’e-mail : boite de réception / d’envoi, spam et brouillons ; puis la structure du courrier électronique en lui-même, récepteur, objet, corps de texte, copie, copie cachée, transfert et pièces-jointes. Le reste du cours est une mise en garde sur les dangers du courrier électronique, phishing, virus, spam et abus divers, avec des exemples de phishing sur le site de la caf.fr (voir fin de l’article).

Courrier électronique de niveau 2

Le groupe n’étant pas forcément le même que celui du niveau 1, selon les périodes, une grosse partie du niveau 2 reprend les notions du niveau 1. Néanmoins, tout est revu via le logiciel Mozilla Thunderbird. On commence par expliquer ce qu’est et ce que fait le logiciel, on évoque son équivalent propriétaire. Je fais généralement une brève explication sur les différences entre pop3, IMAP et SMTP mais m’autorise le droit d’éluder cette question si le niveau du groupe est trop bas. On revoit les principes de base de l’e-mail mais les parties les plus connues (boite de réception / d’envoi, spam, brouillons, récepteur, objet, corps de texte) sont généralement rapidement comprise. Le public est en revanche souvent en attente de consolidation des notions copie, copie cachée, transfert et pièces-jointes (sauf ceux qui ont suivi le niveau 1 bien entendu). Je rajoute en plus la notion de signature. Pour ce qui est des méthodes pédagogiques, les apprenants s’envoient des e-mails les uns les autres en s’essayant aux différentes fonctionnalités (envoi direct, copie, copie cachée, transfert, pièce-jointes…) Spécifiquement dans le niveau 2, je leur apprend a créé un faux liens web (où le texte du lien et sa destination son différents) afin que leur récepteur puisse s’entraîner à faire apparaître l’adresse en bas à gauche avec le pointeur et donc éviter les dangers du phishing.

Courrier électronique dans le cadre de l’atelier informatique et emploi

Dans l’atelier informatique et emploi, je reprend la quasi-totalité des niveaux 1 et 2 condensés en 2*2h à l’exception du maniement du logiciel Thunderbird (et, du coup, des paramètres de serveur). J’insiste davantage sur la signature, les pièces-jointes, et j’invite les apprenants à m’adresser un courrier électronique comme si j’étais un recruteur, avec leur c.v. en pièce-jointe.

Mes dates (hors atelier informatique et emploi)

  • Niveau 1 les 16 et 18 juillet 2013
  • Niveau 2 les 18 et 25 juin 2013

Support pédagogique

Lien (sous licence Creative Commons selon les termes by-nc-sa).

Supports complémentaires

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Sep 29

Texas Instrument Emulator

Comment avoir les calculatrices Texas Instrument des élèves de collège et de lycée dans son établissement sans débourser un centime ? Sur ordinateur, avec des émulateurs.

Et puis déjà, ça veut dire quoi, émuler ?

Émuler, à l’origine, cela voulait dire chercher à imiter dans le but d’égaler ou de surpasser (avec une connotation de rivalité).

En informatique, ça n’a plus vraiment le même sens, puisqu’il s’agit de reproduire, simuler, un logiciel ancien et/ou non-adapté au matériel utilisé.

Concrètement, reproduire une calculatrice Texas Instrument sur un ordinateur, c’est une émulation.

Émulateurs connus

Sur Windows, il y en a un qui est très connu, mais il est propriétaire, et par une coïncidence des plus troublantes, son nom m’échappe actuellement. Oh ? Si si !

Parmi les logiciels libres, deux ont particulièrement retenus mon attention : TiEmu et TiLem. Pour savoir quoi choisir entre les deux, je vous la faire simple, rapide et efficace :

TiEmu et TiLem

À gauche TiEmu et TiLem à droite. Il est écrit “csx swagg” dans les deux.

 

Calculatrices Avantages Inconvénients
TiEmu
  • Fonctionne sur toutes les plateformes
  • Gère la connexion avec la calculatrice
  • Propose une ROM libre : PedRom (voir plus bas)
  • Diverses options de captures d’écran.
  • N’émule que 4 calculatrices
  • La relation entre la calculatrice et les touches du clavier fonctionne mal, il faut tout faire à la souris.
  • Écran de la calculatrices avec des petits caractères, devient illisible en zoomant.
  • Sous linux, se lance dans un terminal. C’est pas sorcier du tout mais pour des élèves (ou un bénévole accompagnant scolaire) c’est pas intuitif non plus…
TiLem
  • Émule plus d’une dizaine de calculatrices
  • Fonctionne bien dans l’ensemble
  • La capture d’écran accepte l’animation gif

 

  • Fonctionne surtout pour Linux et Windows.

[important]Fonctionnalités disponibles dans tous les cas : Enregistrer des macros, faire des captures d’écran, créer des “skins”[/important]

Et voilà ! 🙂

[notice]Une remarque importante : ce tableau a été remplit à l’aide de la rom officielle Ti83+ v1.12 ou de la version de PedRom (voir plus bas) la plus proche de ti89. J’ai fait le plus de tests possibles sur Linux (linuxmint et kubuntu) et un minimum sur windows, c’est plus pratique pour moi. Si vous avez une expérience différente d’un de ces deux logiciels, n’hésitez pas à en faire part en commentaire.[/notice]
TiEmu sourceforge.net/projects/gtktiemu

sudo apt-get install tiemu

Ou

sudo apt-get install tilem

La légalité des émulateurs

Le procédé d’émulation qui permet de simuler (pour ne pas faire de répétition) une calculatrice est parfaitement légal. Ce qui n’est pas permis, c’est de télécharger les ROMs, c’est-à-dire les “systèmes d’exploitations” de la calculatrice, en quelque sorte, car ils sont la propriété de Texas Instrument. Concrètement, vous vous retrouvez (au début) avec une “coquille vide”.

Pour pouvoir faire fonctionner (légalement) votre émulation de calculatrices, plusieurs options s’offrent à vous.

  • Utiliser une ROM libre, PedRom, qui existe en plusieurs versions, équivalentes grosso modo aux ti89(t), ti92+ ou V200PLT.
  • Utiliser une ROM propriétaire, ce qui est légal également dès lors que vous l’avez acquise légalement et que vous n’en reproduisez pas les copies etc. etc. bref, tout ce qu’on aime dans le logiciel propriétaire…

Trouver des ROMs

PedRom est disponible par défaut sur TiEmu, mais pas sur Tilem. Comme PedRom est un fichier .tib et que Tilem attend des fichiers .rom, je n’ai pas encore trouver la solution pour utiliser PedRom dans Tilem. Si vous savez comment faire, n’hésitez pas à partager vos infos en commentaire.

L’autre solution consiste à extraire la ROM officielle de sa calculatrice.

Extraire la ROM d’une calculatrice sous Linux

Pour extraire la ROM d’une calculatrice Texas Instrument sous Linux, on a besoin du logiciel tilp. Pour l’installer, cliquez ici ou ouvrez un terminal.

sudo apt-get install tilp2

ou

su yum install tilp2

plop

!!!!!!!!!!!!!!!

— Pour l’install de ROM:

http://doc.ubuntu-fr.org/tilp

http://lpg.ticalc.org/prj_tilem/index.html

http://doc.ubuntu-fr.org/utilisateurs/claudiux/ti_emulation_de_calculatrices

http://tiplus.free.fr/emulation.php (windows)

— Pour TiEmu

http://sourceforge.net/projects/gtktiemu/

— Pour TiLem

http://lpg.ticalc.org/prj_tilem/index.html

— Toutes les ROMs

http://nitroroms.com/list/Texas%20Instruments/by-downloads-backwards/page-1

!!!!!!!!!!!!!!!

 Extraire la ROM d’une calculatrice sous Windows

http://tiplus.free.fr/emulation.php

 

http://www.ticalc.org/archives/files/fileinfo/319/31951.html

 

http://doc.ubuntu-fr.org/tilem

http://doc.ubuntu-fr.org/utilisateurs/claudiux/ti_emulation_de_calculatrices

Bonus : et Android ?

Andie Graph et Wabbit sont deux émulateurs dédiés à Android

https://play.google.com/store/apps/details?id=net.supware.tipro

https://play.google.com/store/apps/details?id=com.Revsoft.Wabbitemu

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Sep 22

Tilem

TiLem est un logiciel libre d’émulation de calculatrices Texas Instrument

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Sep 15

Thalès, tutoriel du théorème sur GeoGebra

on va se refaire (tranquillement !) le théorème de Thalès avec GeoGebra. Pour rappel, il est étudié en classe de 3e. Cet article n’a pas pour vocation de présenter le théorème en tant que tel, mais plutôt présenter le logiciel aux accompagnants (bénévoles ou non) qui veulent faire des exercices à leurs élèves, ou pourquoi pas des professeurs, etc. Il s’agit donc d’un tutoriel sur GeoGebra plus qu’autre chose.

Le théorème de Thalès

Si vous avez l’occasion de faire un rappel historique, ne vous gênez pas, c’est très intéressant.

Théorème de Thalès : Soit un triangle ABC, et deux points D et E des droites (AB) et (AC) de sorte que la droite (DE) soit parallèle à la droite (BC).

Alors on a : AD/AB = AE/AC et AD/AB = DE/BC

GeoGebra

Commencez par afficher les noms de tous les éléments que nous allons créer, cela va nous être très utile ! Cliquez sur Affichage → Algèbre.

Donc c’est parti, on y va. On commence par utiliser l’outil Nouveau point (deuxième bouton) pour placer trois points : A, B et C.

Avec l’outil pointeur, on peut replacer les points si besoin, puis on utilisera l’outil Polygone pour faire un triangle à partir de ces 3 points. Vous constaterez que la souris à tendance à “s’aimanter” sur les points pour faciliter le dessin.

Remarque : en dessinant le polygone directement les points se seraient fait tous seuls, mais bon, prenez de bons réflexes d’emblée.

On utilise ensuite l’outil droite passant par deux points pour créer une droite passant par A et B et une autre passant par A et C.

Thalès

Il va falloir maintenant être un peu subtile car nous allons chercher à créer deux points D et E, dont une droite passant par eux deux soit parallèle à [AC].

Ajoutez un point D sur la droite (d).

À tout hasard, faites un clique droit sur le point D pour vérifier qu’il soit bien “point sur la droite d” et non pas point sur le segment [AB] (qui devrait s’appeler b ou c, en minuscule). Rappelez-vous que la fenêtre “Algèbre” que nous avons affiché au tout début devrait vous aider à mieux identifier les noms des objets.

Si le point est considéré comme étant sur la droite, tout va bien, sinon faites un clic droit dessus et choisissez “propriétés” et dans l’onglet “basique”, au niveau du champs “définition” remplacez Point[x] par Point[d].

Pour faire [DE], on a besoin d’une droite parallèle. Elle va nous servir de guide et on pourra la cacher par la suite. On va donc s’aider de l’outil Parallèle pour créer une droite (f) (chez moi elle s’appelle f) parallèle à [BC] qui va nous aider à placer les points. Cliquez successivement sur l’outil Parallèle, puis sur le segment [BC] et enfin sur le point D.

[notice]Astuce : Pour que le théorème se vérifie, il est impératif que [DE] soit parallèle, à [BC], et, donc, que “D bouge en même temps que E” lorsqu’on le déplace sur [AB]. Dans le cas contraire, on peut totalement fausser notre exercice. Pour “protéger” ainsi la figure, nous ne devons faire que l’un des points (prenons E) soit un point d’intersection. [/notice]

Choisissez donc Points d’intersections dans l’outil Placer point et placez enfin E.

Essayez de déplacer D, normalement E doit suivre tout seul. Sinon, il faut refaire les étapes précédentes. 😉

On va maintenant créer un deuxième triangle ADE avec l’outil Polygone.

Il est temps de rendre invisible (f) : (on voulait seulement placer D et E…), regardez dans la fenêtre Algèbre les petites pastilles vertes devant chaque objets, se sont en fait des booléens qui permettent d’afficher ou de masquer l’objet. Mais avant de vous en servir, faites un clic droit sur (f) et allez dans propriétés. On va déterminer la droite (f) comme “objet auxiliaire” (onglet “basique”), elle sera ainsi masquée de la fenêtre “Algèbre” mais existera toujours. Dans les propriétés, on retrouve à nouveau ces petites pastilles vertes, profitez-en pour masquer (f) de la figure.

[notice]Astuce : Ne supprimez surtout pas la droite (f). E bouge avec D parce que quand on bouge D sur (d), le segment [DE] bouge logiquement avec, donc E bouge avec, et E est intersection de (e) et (f). Sans (f), E n’a plus de raison d’être, et D se désolidarise.[/notice]

J’insiste lourdement mais si [DE] n’est plus parallèle, les résultats continueront à s’afficher sans message d’erreur particulier, ce qui peut embrouiller l’apprenant. Soyez vigilant.

Voilà, on a les éléments de bases de notre théorème, maintenant on va embellir un peu notre triangle.

Un peu d’esthétique

Allez dans Édition → Propriétés (ou clic droit → Propriétés sur n’importe quel élément).

Comme c’est plus ou moins esthétique, je vous laisse vous débrouiller, mais je vous dit toutefois comment j’ai fait. Je commence par modifier les deux droites, avec une apparence gris clair et le trait le plus fin possible. (elles ne sont pas importantes), les polygones dans deux couleurs différentes et les points en rouge vif bien tapant, ou orange pour D. Je laisse E en noir volontairement pour montrer qu’il n’est pas déplaçable.

Les segments formant les triangles devraient changer de couleur tous seuls.

Vous aurez sans doute remarqué que les segments ont des noms désolidarisés de leurs points. Par soucis de compréhension, je propose de changer “c” par “AB” (sans les guillemets), et ainsi de suite. Notez que les parenthèses, pour les droites, ou les crochets, pour les segments, ne fonctionneront pas, ils ont une autre valeur pour le logiciel.

J’ai également renommé “poly1” en “triangleABC” (les espaces ne passent pas non plus). Mais tout ceci est optionnel, c’est juste pour vous y retrouver.

Passons aux données

Allez dans Affichage → Tableur

On va entrer les trois données du théorème dans trois cellules du tableau, soit dans A1 “=AD/AB” (sans les guillemets), dans A2 “=AE/AC” et dans A3 “=DE/BC”.

Thalès

Les cellules du tableur deviennent des objets “nombre” appelés respectivement A1, A2… Même si nous ne nous en serviront pas pour ce tutoriel, cette fonctionnalité démultiplie considérablement les possibilités du logiciel.

Grâce au tableur, nous pouvons ainsi afficher facilement les valeurs de AD/AB, AE/AC et DE/BC directement dans le graphique (voir figure 2).

Remarque : Au niveau de l’outil Pointeur, en déroulant les options vous avez le pointeur “enregistrer dans le tableur”. En l’occurrence il ne nous est pas très utile puisqu’on fait des opérations, mais en général il est très pratique.

Afficher les résultats

Dans insérer champ de texte, on peut simplement écrire AD/AB= puis “insérer objet” et choisir (en l’occurrence) « A1 » et refaire de même pour les trois données (voir figure 3).

Tableur

La partie tableur est optionnelle et n’apparaîtra pas dans la version finale. Elle permet de vérifier que le théorème de Thalès est vrai à tout moment, quelque soit les manipulations opérées sur la figure. C’est un peu le “debug mode”

Premières conclusions

Si la valeur de [AD]/[AB] vaut [AE]/[AC] et [DE]/[BC], on peut en conclure que [DE] est parallèle à [BC]. C’est la réciproque du théorème de Thalès.

Deux conclusions s’offrent à nous : Premièrement, nous venons de faire le théorème de Thalès (de tête, voir paragraphe précédent), secondement, nous ne sommes pas allés jusqu’au bout de notre idée initiale, puisque nous aimerions plutôt faire faire le théorème… Alors c’est parti, on y retourne !

Faire un exercice

Pour rappel, le théorème de Thalès a deux fonctions tel qu’il est enseigné en classe de troisième. Soit mesurer un triangle, soit démontrer que deux droites sont parallèles (avec sa réciproque).

Pour mesurer un triangle on donne la valeur de trois segments (par exemple [AC], [AD] et [DB]) et on demande à l’élève de chercher la valeur du dernier segment ([AE], donc).

Commencez par créer le segment [DB] qui n’existe pas “informatiquement parlant”

Pour se faire,on utilise l’outil Insérer texte et on écrit AC= puis objet → AC (ou le nom de l’objet qui équivaut à votre [AC] si vous avez donné un nom différent, voir capture d’écran). On réitère pour [AD] et [DB].

Pour être sûr qu’on s’y retrouve, voici mon énoncé :

geogebra-thales-4

Oui, je sais, j’ai oublié les crochets….

Et je vous propose maintenant de rédiger la solution :

Rédaction de la solution de l'exercice

Vous n’êtes pas obligé de rédiger en LaTeX comme moi, surtout tant que les formules sont simples. Si vous le faites, n’oubliez pas de cocher la case “Formule LaTeX”. Inutile de les connaître par cœur, elles sont proposées en liste déroulante !

 Quelques ajouts

Je recommande vivement de modifier le nom des objets “texte” et de les appeler n’importe comment pourvu que vous vous y retrouviez. Pour le moment, ils s’appellent logiquement “Texte1”, “Texte2”, “Texte3”, etc.

Cliquez sur l’outil Boîte de sélection pour afficher une option Afficher/Masquer. Appelons-là “Afficher solution” et ajouter dans la liste déroulante

Dans les Propriétés, on peut afficher dans la figure les valeurs des segments connus.

Clique droit sur [AC] → Propriétés → Étiquette “Nom & Valeur”, idem pour [AD] et [DB].

Pour finir, sur les objets texte, vous pouvez choisir les options “Objet fixe” et “Position absolue sur l’écran” pour verrouiller respectivement l’objet et/ou sa position.

Voir le tutoriel

Le tutoriel est disponible sur GeoGebraTube ici :  Théorème de Thalès.

N’hésitez pas à mettre un pouce vert si vous avez aimé, voir même à commenter. Vous pouvez télécharger le fichier, puis aller dans Affichage → Protocole de construction pour voir comment j’ai procédé pour réaliser ce fichier (pour mon fichier comme pour tout ceux du GeoGebraTube d’ailleurs…)

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edululu.org

Le site Edululu, baptisé « votre guide des applications éducatives » vise à aider les professionnels de l’éducation (ou les parents) à sélectionner des applications avec des critères pédagogiques

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instructables.com

Un site pour faire le plein d’idées d’activités !

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Sep 01

GeoGebra

GeoGebra est un logiciel de géométrie dynamique (en 2D). Il est conçu et maintenu à jour par une équipe éducative et une communauté internationale. On retrouve ce logiciel sur les différents supports informatiques, y compris tactiles.

Télécharger GeoGebra

Concrètement, GeoGebra convient aux élèves dès le cycle 2 (classe de primaire) et pour tout le secondaire. Il est très simple à prendre en main et permet de faire de la géométrie plane et des fonctions.

Voici ci-dessous quelques exemples très simples de manipulations du logiciel.

Créer une forme simple avec GeoGebra

Pour créer par exemple une droite passant par deux points, il suffit d’appuyer sur le bouton correspondant dans la barre d’outil. On cliquera successivement pour placer le point A, puis le point B.

Si la fenêtre “Algèbre” n’existe pas à gauche (ou flottante), allez dans affichage -> Algèbre.

Ici, on pourra modifier la valeur de A et de B, ainsi que leur nom (C, A’, ce que vous voulez)…

Utiliser les fonctions avec GeoGebra

La zone “Saisie” tout en bas de la fenêtre permet de rentrer directement des équations.

Écrivez par exemple f(x)=x^2+x

Le logiciel créera automatiquement un objet avec l’équation du second degré.

J’en profite pour préciser que le circonflexe permet de créer des exposants (x^4 donne x4) et que le « tiret du 8 » permet de créer des indices (x_4 donne x4).

Les fonctions avec GeoGebra

Les fonctions avec GeoGebra

Créer un exercice avec GeoGebra

Afin de vous familiariser avec GeoGebra, je vous propose un tutoriel pour réaliser un exercice le théorème de Thalès, niveau 3e.

Le GeoGebraTube

Le site de GeoGebra propose de nombreuses ressources très utiles ! À commencer par son wiki (l’aide du logiciel renvoie vers le wiki à chaque fois) mais aussi sa base de données d’exercices partagés.

Voici par exemple le fameux théorème de Thalès que je vous propose de réaliser ci-dessus, et que j’ai rendu également disponible en téléchargement sur le site officiel.

Pour chaque exercice, il existe une version apprenant exécutable directement en ligne,  sinon la possibilité de le télécharger dans différents formats.

Équivalents

Dans la suite KDEédu, deux logiciels similaires sont proposés : Kmplot, un éditeur de fonctions, et Kig, pour la géométrie plane. Je recommande tout de même GeoGebra, qui peut faire les deux à la fois, qui est plus facile à prendre en main, et qui existe sur toutes les plateformes.

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Juil 13

Flashcards

Les logiciels de flashcards sont idéaux pour l’apprentissage des langues étrangères (et il sont capables de gérer l’audio !) mais leur champs d’application s’étend à toute thématique qui demande d’apprendre “par cœur” des notions. On peut donc aussi s’en servir pour apprendre le code de la route, la table périodique des éléments, des formules mathématiques, que sais-je….

Où trouver de l’audio ?

Si vous cherchez des fichiers audios libre de droit pour créer vos paquets de cartes Anki ou Mnemosyne, le plus simple est d’aller sur wiktionnaire. Par exemple pour le mot “maison”, allez dans la section “prononciation” : http://fr.wiktionary.org/wiki/maison#Prononciation, vous avez un fichier audio au format Vorbis (.ogg) tout à fait téléchargeable.

Fichier audio du wiktionnaire

Fichier audio du wiktionnaire. Appuyer sur “menu/fermer” puis le bouton de téléchargement.

Du reste, je vous renvoie à mon article “Trouver du contenu libre de droit sur Internet“.

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Juil 13

Anki

Anki est un logiciel libre de “répétition espacée”. La répétition espacée est une technique pédagogique qui consiste à se faire interroger proportionnellement à son degré de maitrise de la question. On parle aussi de flashcards.

Gné ?

Ok, concrètement ! Anki nous pose des questions sous la forme de “cartes mémoires”. Plus on se souvient d’une réponse, moins Anki nous pose la question ! Ainsi, si l’on s’arrange pour réviser une notion à chaque fois que l’on est sur le point de l’oublier, on s’aperçoit que l’on a de moins en moins souvent besoin de réviser la notion.

Installation

Anki existe sur Windows, Mac OS, Linux, téléchargeable sur son site officiel : http://ankisrs.net

Anki est aussi sur Android, iOS, etc. et il également possible de l’utiliser dans un navigateur web.

[notice]Nota : spécialement pour Linux, il faudra aussi installer le paquet mplayer.[/notice]

Évidemment, il est également nécessaire de s’installer des “paquets de cartes”. Commençons par en télécharger sur le site officiel.

https://ankiweb.net/shared/decks/french

En l’occurrence, j’ai choisi la catégorie “français” puis “French 500 coloured words with pictures and m&f audio update” (plein de mots de vocabulaire, basé sur des images uniquement donc approprié pour toute langue)

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Installer un greffon

Rendez vous à l’adresse : https://ankiweb.net/shared/addons/ et choisissez-vous un greffon sympa. En l’occurrence j’ai choisi “Bigger Show Answer Button”. Alors on clique sur “info” et on a une suite de chiffres (1867966335) à copier/coller dans le logiciel. Outils -> Greffons -> Parcourir et installer…

Fonctionnement

L’utilisateur se choisit un paquet de cartes. Une série de carte va défiler sous ses yeux. Pour chacune d’elle, il devra trouver la bonne réponse, puis cliquer sur “Montrer la réponse”. Ensuite, l’utilisateur s’auto-évalue (ou bien un professeur peut faire la manipulation) et sélectionner une des trois options suivantes : “À revoir, Correct, Facile” (comprenez : “mauvais, moyen, bon”, en gros). En fonction de ce choix, la carte réapparaîtra bientôt pour un mauvais résultat ou dans longtemps pour un bon résultat. Les délais sont indiqués au-dessus du bouton mais ils varient en fonction du nombre de fois où la carte est déjà apparue, donc ne vous basez pas sur ce que la capture d’écran indique.

Les possibilités sont immenses étant donné la quantité d’options disponibles.

Notez que le logiciel est également capable de générer des statistiques et de les exporter au format image.

Statistiques Anki

Statistiques Anki

Créer son propre paquet de cartes

Cliquer d’abord sur “créer un paquet” (lui donner un nom) puis sur “ajouter” pour créer une carte.

Dans “type” laissez sur “basique” pour le moment. Vous pouvez mettre de la couleur du gras, des images etc. Le recto contient la question et bien-sûr le verso la réponse.

 

Ajouter du son

[notice]Petite nuance sur Linux, il faut installer les paquets lame et sox pour pouvoir enregistrer le son.[/notice] Sinon, il suffit d’avoir son micro à portée de main et d’appuyer sur le bouton rouge, l’enregistrement de votre voix démarre alors. Du reste, il est toujours possible de télécharger des fichiers audio librement.

Texte à trous

Dans “type” choisissez “texte à trous”. Commencez par écrire votre phrase au complet, puis sélectionnez le mot à cacher. Appuyez sur le bouton […] et le tour est joué !

Trou sans indice

Trou sans indice (source de cette image: http://polyglotte.tuxfamily.org)

Liens utiles

Création de bonnes questions/réponses

La documentation officielle en français

Lien Permanent pour cet article : http://libre.centres-sociaux.fr/anki/

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